Conférence du général d’armée Jean-Pierre Bosser

« L’armée de Terre
au Contact de l’international »
Eurosatory - 15 juin 2016

« Quelle coopération entre armées de Terre aujourd’hui ?
Nouvelles menaces, nouvelles réponses … »

 

Madame la Présidente, Mesdames et Messieurs les élus,
Chers camarades chefs d’état-major des pays amis,
Mesdames et messieurs les officiers généraux, les membres éminents de la société civile, de l’industrie et des médias,
Chers amis de l’armée de Terre,

Merci de votre présence aujourd’hui.

C’est à la fois un grand plaisir et une grande responsabilité de prendre aujourd’hui la parole à l’occasion de ce salon EUROSATORY qui est un temps fort pour le CEMAT que je suis. Le salon est toujours un rendez-vous majeur pour l’armée de Terre mais l’édition 2016 est particulière à deux titres : elle est particulière car nos besoins capacitaires sont en hausse pour la première fois depuis cinquante ans. Elle est également particulière car l’armée de Terre a souhaité la dédier à la coopération entre les pays amis et alliés, sujet qui occupe une place de choix dans le nouveau modèle de l’armée de Terre « Au Contact ! ».

Je voudrais commencer par quelques remerciements. Je souhaite remercier, tout d’abord, les organisateurs de cette conférence, notamment le GICAT et son bras armé en la circonstance, le COGES, qui est le grand organisateur du salon ainsi que de cet événement. Je remercie aussi tous ceux qui ont œuvré, de près ou de loin, sous la houlette du général en charge de l’international, Laurent KOLODZIEJ. Mes remerciements s’adressent ensuite aux chefs d’état-major des armées de Terre alliées qui nous font l’honneur de leur présence. Je remercie en particulier ceux qui ont accepté de témoigner après moi pour donner à cette conférence toute sa dimension internationale. Je remercie enfin l’auditoire dans toute sa diversité. Elus, militaires, industriels et journalistes … Tous, vous êtes des acteurs à part entière des questions de défense et de leur résonnance internationale. Je voudrais saluer en particulier, puisque c’est un peu leur salon, nos partenaires industriels qui œuvrent quotidiennement à nos côtés. Je n’oublie pas, parmi eux, le tissu des PME qui apporte une réactivité et une innovation toutes deux complémentaires de la force de frappe des grands groupes.

Avant de céder la parole à mes homologues présents à mes côtés, et avant que nous échangions, je souhaite faire une courte introduction.

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Les officiers généraux, quoiqu’en dise la rumeur publique qui se complait à colporter des propos complaisants à ce sujet, subissent également les effets de la déflation des effectifs organisée depuis le début des années 90. Mais, il est vrai que c’est surtout à partir de 2008 avec la révision générale des politiques publiques que la décroissance du nombre de généraux en activité s’est accentuée.

Il serait intéressant dans ce domaine, si les chiffres étaient aisément disponibles dans les documents budgétaires - ce qui n’est pas le cas malheureusement - de comparer cette décroissance avec le recrutement de fonctionnaires de catégorie A+ depuis la même année 2008.

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Interview du général Barrera

OPE SERVAL couvertureDans votre livre « Opération Serval, notes de guerre », vous racontez les 100 jours de libération du Mali sous la forme d'un carnet de notes. Pour quelles raisons ?

J'ai voulu écrire cette histoire sous la forme d'un carnet de bord qui collait à la réalité pour expliquer ce qu'il s'est passé sur le terrain. Tous les jours, pendant mes quatre mois d'opération, j'ai tenu à écrire brièvement les événements importants et des histoires d'hommes. Quand l'idée d'écrire ce livre a germé, je me suis dit que la meilleure solution était de l'écrire au présent, en simplifiant les explications pour rendre cette opération accessible à tous et faire découvrir au lecteur le quotidien des soldats, leurs doutes, leurs difficultés, leurs joies, pour expliquer aussi ce que ressent un chef militaire, comment il vit avec ses hommes, comment il raisonne (sans trahir de secret évidemment). Je l'ai écrit pour témoigner, rendre hommage à mes soldats et faire découvrir une extraordinaire aventure humaine et opérationnelle vécue ensemble, loin de notre pays.

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La mission d'information sur la prise en charge des blessés est composée de :

– M. Olivier Audibert-Troin et Mme Émilienne Poumirol, rapporteurs ;

– MM. Daniel Boisserie, Sauveur Gandolfi-Scheit, Mme Édith Gueugneau, MM. Francis Hillmeyer, Alain Marty et Mme Paola Zanetti, membres.

Texte du rapport (PDF)

Les honneurs militaires seront rendus à l'Adjudant Thomas Dupuy, mortellement atteint dans la nuit du 28 au 29 octobre 2014, le mercredi 5 novembre 2014 à 10h00 en l'Hôtel National des Invalides.

Auparavant, le cortège funèbre passera sur le pont Alexandre III entre 9h30 et 9h45.

En cette circonstance, le Général de corps d'armée Hervé Charpentier invite le plus grand nombre de nos concitoyens à manifester leur hommage et leur solidarité avec l'Adjudant Thomas Dupuy, mort pour la France dans l'accomplissement de sa mission, par une présence digne, silencieuse et fraternelle sur le pont Alexandre III, à 9h30.

Le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, a présenté vendredi 7 février 2014 le Pacte Défense Cyber à l'occasion d'une visite à l'école des transmissions et d'un site du groupe Orange, à Cesson-Sévigné (Ille-et-Vilaine). Elevée au rang de priorité dans le Livre blanc sur la défense et la sécurité nationale de 2013 et dans la Loi de programmation militaire 2014-2019, la cyberdéfense constitue un enjeu stratégique majeur pour la sécurité de notre pays.

Le pacte Défense Cyber

Jeudi 05 décembre 2013

Le président de la République annonce le déclenchement de Sangaris.

Vendredi 06 décembre 2013

A Bangui, violences entre ex-rebelles et miliciens : au moins 138 morts.

A Paris, large soutien politique à l'intervention française .

Des milliers de personnes se sont réfugiées à l'aéroport de Bangui

Samedi 07 décembre 2013

Effectifs des forces d'intervention en Centrafrique : 1 600 soldats français de Sangaris et 6 000 de l'Union africaine (Misca)

Mission : mettre fin aux exactions, désarmer toutes les milices et groupes armés qui terrorisent les populations, rétablir la sécurité dans le pays, en priorité Bangui et grands axes économiques

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La République Centrafricaine vit depuis près de 55 ans à l’ombre des coups d’État, des mutineries et de la corruption, constituant tout à la fois un drame humanitaire et un sérieux défi de sécurité régionale. Incapable de contrôler son territoire et entourée de pays turbulents, la RCA est aujourd’hui plus qu’un État failli.

Avec son indépendance, le pays ouvre  une longue période d’instabilité et de coups d’États, menés sous le regard du voisin tchadien et des autorités politiques françaises à Paris . De la période Bokassa (1965-1979) à la transition assurée par Michel Djotodia (août 2013 – janvier 2014), la RCA n’est jamais parvenue ensuite à assurer une gouvernance politique stable et pérenne. Sur les plans socio-économiques, le bilan est également désastreux.

Un nouvel acte s’ouvre avec le début des affrontements entre des partisans de l’ancien régime et les nouvelles autorités, d’abord dans la partie ouest de la RCA, puis un peu partout dans le pays. Beaucoup d’ex-rebelles refusent de désarmer et se livrent à de violentes exactions contre la population, principalement chrétienne. Ils sont rejoints par des « seigneurs de guerre » centrafricains, tchadiens et soudanais . Face à l’incapacité des forces sécuritaires à protéger la population, des milices d’autodéfense – les anti-balaka (anti-machette en sango) – organisent sa protection.

Les affrontements entre ex-Séléka et anti-balaka, dont les victimes restent majoritairement des non-combattants, échappent à tout contrôle politique et plongent le conflit dans une dimension confessionnelle. Ce dernier aspect, lourd de menaces, est probablement la grande nouveauté dans un pays marqué jusqu’alors par des différends essentiellement ethniques.

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Au début octobre 2013, dans le cadre de la préparation des projets de loi de finances 2014 et de loi de programmation militaire, la commission de la Défense de l'Assemblée Nationale a auditionné le Ministre et les grands commandeurs du ministère de la Défense :

2 octobre : DGA et Ministre

3 octobre : CEMA

8 octobre : CEMAA

9 octobre : CEMM et SGA

15 octobre : DRH

16 octobre : CEMAT, DGGN et DCSSA

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