Les officiers généraux, quoiqu’en dise la rumeur publique qui se complait à colporter des propos complaisants à ce sujet, subissent également les effets de la déflation des effectifs organisée depuis le début des années 90. Mais, il est vrai que c’est surtout à partir de 2008 avec la révision générale des politiques publiques que la décroissance du nombre de généraux en activité s’est accentuée.

Il serait intéressant dans ce domaine, si les chiffres étaient aisément disponibles dans les documents budgétaires - ce qui n’est pas le cas malheureusement - de comparer cette décroissance avec le recrutement de fonctionnaires de catégorie A+ depuis la même année 2008.

 

Le sujet est peu connu et beaucoup - Cour des comptes, parlementaires, médias, « experts » des questions de défense plus ou moins avertis - continuent à colporter des propos dénués de tout fondement. Ainsi, il semble couramment admis que la France reconnait un effectif double d’officiers généraux de celui du Royaume-Uni : 600 contre 300 disent les « experts » ! Il eut fallu vérifier le périmètre de ces chiffres avant de disserter en défaveur de l’armée française. En effet, sur ce point précis, l’armée britannique reconnait environ 400 officiers généraux, incorporant il est vrai les «brigadiers » (équivalent en niveau de responsabilité de nos généraux de brigade) qui appartiennent à un grade intermédiaire entre colonel et officier général dans l’armée britannique. A périmètre identique, la France compte en fait, un peu plus de 300 généraux dans les trois armées, à comparer aux 400 cités plus haut pour l’armée britannique. En effet, sont comptés sans distinction dans les « 600 », les généraux de gendarmerie et ceux des corps assimilés à celui des officiers généraux, stricto sensu, à savoir : commissaires généraux, médecins et pharmaciens-chimistes généraux, ingénieurs généraux de l’armement, ingénieurs généraux du service des essences et désormais ingénieurs généraux d’infrastructure, tous corps à statut militaire qui n’existent pas au Royaume-Uni et même dans les autres armées occidentales, ces fonctions techniques étant tenues par des personnels de la société civile.

Depuis, les officiers généraux de la gendarmerie nationale, sont placés sous l’autorité du ministre de l’intérieur, bien que bénéficiant du statut militaire.

Enfin, il faut savoir que les contrôleurs généraux des armées, ne sont ni des officiers généraux, ni assimilés à ceux-ci ; ils forment un corps « à part ».

OGX 2016 001* ce nombre inclus 28 généraux en congé du personnel navigant (CPN) qui sont comptabilisés dans la 1ère section.

Le Journal de la Défense

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Opération Barkhane,
au plus près de l'armée malienne

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