Aspect humain des OPEX Imprimer Envoyer
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Aspect humain des OPEX
Le nouveau parcours du combattant
Environnement humain parcours de santé
Témoignage du GA Irastorza
Le 9 juillet 2010 à Tagab
Les héros d'aujourd'hui ...
Anciens combattants d'hier, ...
Blessés... et après
Coût et financement des OPEX
In memoriam
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SORRETINTRODUCTION

Jusqu’à une période récente les opérations extérieures étaient principalement reconnues comme la capacité pour les armées de « projeter » près de 30 000 hommes pour des temps de présence hors métropole allant de quelques mois, les compagnies tournantes à l’entraînement, à des séjours complets d’une à deux années servant de socle aux éléments d’intervention. Les cartes de magazines présentaient volontiers ces déploiements, il était bien sûr aussi question des objectifs et des résultats de ces opérations parfois pour les magnifier comme en Côte d’Ivoire où l’action française a largement facilité le retour du calme et… du président élu, ou les décrier. Le cas du Ruanda, mal vécu par les militaires, est significatif. L’ex-Yougoslavie a longtemps « tenu la vedette » dans les médias, nous étions aux frontières de l’Europe. Qui sait que des Français, sous couvert de mandat Onusien, sont encore au Kosovo en interposition entre Serbes orthodoxes et Albanais musulmans ?

Aujourd’hui, nous avons toujours pratiquement autant de forces projetées mais cinq mille de nos hommes sont en Afghanistan et ceux-ci ne sont plus simplement en Opex : ils sont véritablement en guerre. Aujourd’hui plus de soixante-quinze d’entre eux ont laissé leur vie dans ce pays, cinq cents en sont revenus blessés, dont certains très grièvement. Toutes les armées sont engagées et plus particulièrement les Forces terrestres.

La Marine participe à la périlleuse sécurisation des voies maritimes au large de la Somalie et ses commandos pratiquent des opérations à haut niveau de risque ; l’Armée de l’air combat en Afghanistan et en Libye. Nos forces ont donc dû profondément s’adapter à cette situation, qu’il s’agisse de leur dispositif, de la modification et de l’amélioration de leurs équipements mais aussi, et d’une façon très sensible, de celle de la formation et de l’entraînement des hommes.

Ce dossier présentera successivement la préparation des hommes, que nous appellerons le nou­veau parcours du combattant, puis le parcours de santé construit pour ceux qui en quelque sorte ont été victimes de leur engagement. Nous évoquerons ensuite brièvement le coût et le financement de ces opérations, sans oublier que celles-ci sont par essence, comme le rappelait souvent le dernier Chef d’état-major de l’Armée de terre, l’une des missions essentielles de nos armées. Nous avons perdu près de cent véhicules blindés en Afghanistan, c’est le prix de la guerre.

Enfin, de grands témoins et des responsables de haut niveau ont bien voulu s’exprimer dans le cadre de ce dossier pour nous faire part de leur expérience.

La guerre et ses blessés n’a, bien sûr, pas commencé avec les Opex. Cinquante ans après les faits, un grand blessé nous démontrera avec force qu’après une blessure, même extrêmement grave, il peut, il doit y avoir une vie. Les lecteurs pourront apprécier le panache de son parcours.

Je remercie tous ceux qui m’ont aidé à élaborer ce dossier.