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Selon un rapport sénatorial rendu public le 1er février, le financement de la prise en charge de la dépendance des personnes âgées pourrait être amélioré en puisant dans le patrimoine des bénéficiaires et via des assurances privées complémentaires à un financement public. Le rapport final de la mission dépendance du Sénat se prononce en faveur « d’un financement mixte de la prise en charge de la perte d’autonomie des personnes âgées reposant sur un niveau élevé de solidarité nationale complétée par une couverture assurantielle volontaire ». L’auteur du rapport, le sénateur UMP de l’Oise Alain Vasselle, écarte en revanche une assurance obligatoire. La publication de ce rapport intervient à la veille du lancement, le 2 février, des groupes de travail sur la dépendance au ministère de la Cohésion sociale.
Roselyne Bachelot : la ministre des Solidarités, dressant le bilan de ses consultations avec les dirigeants politiques, syndicaux et associatifs, déclare, dans le Figaro(2-2) : « Personne ne m’a proposé de modèle “clés en main”. C’est ce que je retiens de cette première étape : la non-maturation du débat, aussi bien dans l’opinion publique que parmi les leaders. Il existe même parfois une méconnaissance du fonctionnement concret du système actuel. Du coup, tout le monde juge utiles les six mois de débat qui s’ouvrent ». La ministre, qui a notamment reçu Martine Aubry (PS), Jean-François Copé (UMP) ou encore Bernard Thibault (CGT) et Laurence Parisot (Medef), souligne une volonté commune en faveur du respect du « principe du libre choix entre maintien à domicile et établissement spécialisé ». Tous ses interlocuteurs ont insisté pour que « le niveau le plus bas de la dépendance couvert par l’allocation personnalisée d’autonomie (APA) reste pris en charge par la solidarité nationale ». Autre sujet de consensus, « personne ne veut de privatisation ». « Chacun, y compris le Medef et la Fédération des sociétés d’assurances, est favorable à un système majoritairement national ». Quant à la gouvernance, Roselyne Bachelot indique n’avoir rencontré, au cours de ses consultations, « aucun militant de la cinquième branche ». La plupart de ses interlocuteurs ont souhaité un « cinquième risque » (aux côtés des risques maladie, vieillesse, famille et accidents du travail).
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